Le dhole est un chien sauvage qui est répandu de l'Inde à l'Asie du Sud-Est jusqu'à Java. Sa biologie est très proche de celle du lycaon. Il forme des clans d'une douzaine d'individus, même si par le passé les clans pouvaient compter jusqu'à 40 dholes. Le clan, composé d'une ou deux familles, est particulièrement soudé et il est très rare de voir les dholes se battre entre eux, même lorsqu'il s'agit de se nourrir. Les adultes jouent parfois avec les petits. Comme les lycaons, le clan est mené par un mâle et une femelle dominante, mais la dominance ne s'exprime pas aussi clairement que chez les loups ou les lycaons. Les autres dholes montrent des signes de déférence et de soumission mais pas aussi nettement que chez les loups. Chaque clan possède un territoire et évite d'empiéter sur le territoire d'un autre clan. Les dholes défendent leur territoire contre les autres meutes mais les conflits ne sont pas aussi violents que chez les loups et les lycaons. 

Comme les lycaons, les dholes ont été exterminés injustement. Les préjudices sur cette espèce sont nombreux à cause de l'efficacité et de la violence de ses chasses.

 

 

Longueur: 88-120 cm

 

Hauteur: 42-55 cm

 

Poids: 20-25 kg

 

Habitat: Des forêts sèches aux jungles et forêts vierges. On le trouve parfois dans les clairières et les prairies entre deux forêts.

 

Proies: Le dhole chasse en groupe comptant de 3 à 5 dholes, parfois plus ce qui lui permet de chasser de grandes proies. Il chasse surtout les cerfs, axis, les sambars, les barasinghas, les nilgauts, les sangliers et les petits gaurs. Contrairement aux lycaons, ils chassent parfois seuls, ils s'en prennent alors à de petites proies comme les rongeurs, les lagomorphes, les faons de cervidés et d'antilopes, de muntjacs, de cerfs-cochons et plus rarement un axis adulte. 

 

Les dholes sont les prédateurs les plus efficaces d'Asie, à l'image du lycaon en Afrique. Ils chassent à cour en forçant leur proie à la course avant de la rattraper et la harceler de morsures au bas-ventre et aux pattes. La proie peut ainsi être émasculée ou dévorée vivante sans qu'il y ait préméditation. De telles scènes de chasse ont contribué à la mauvaise réputation du dhole qui n'est pourtant pas plus cruel que des hommes chassant à courre avec des chiens qui emploient les mêmes méthodes. Les dholes sont dépourvus de griffes puissantes pouvant immobiliser une proie, ils n'ont pas la puissance des grands félins et sont dépourvus de mâchoires pouvant délivrer une morsure fatale et efficace. Les mâchoires du dhole, bien que puissantes, sont faites pour attraper et déchirer, non pour tuer d'un coup. Ils n'ont d'autres choix que d'avoir leur proie à l'usure. 

 

Prédateurs: Le dhole est le seul véritable concurrent du tigre, la chasse en groupe lui permettant de tuer les plus grosses proies alors qu'il est dix fois plus petit que le félin rayé. En général, les dholes évitent les tigres, ces derniers pouvant causer des ravages dans les rangs des canidés. Toutefois une meute de dholes déterminée et comptant au moins une vingtaine d'individus peut mettre en fuite un tigre voir le tuer. De telles interactions ont déjà eté observées au cours desquelles le tigre a fini déchiqueté au prix de nombreuses pertes chez les dholes. Au cours de ces combats, les dholes avaient cerné le tigre avant de le harceler de morsures jusqu'à ce qu'il finisse par succomber. Le tigre de son côté essayait d'attraper les dholes avec ses pattes, les moins chanceux étant tués d'un seul coup de patte. Aujourd'hui les grands clans de dholes sont très rares et les clans actuels  comptent rarement plus qu'une douzaine de membres, ce qui n'est pas suffisant pour faire face à un tigre. 

 

En revanche un clan de dholes de 5 à 12 membres est tout à fait capable de faire face à un léopard qui le plus souvent ira se réfugier dans un arbre à leur approche. Toutefois le léopard est tout à fait capable de voler sa proie à un petit groupe de deux ou trois dholes et n'hésitera pas à tuer et dévorer un dhole solitaire égaré qui ne pourra plus profiter de la protection du clan. Le léopard est plus puissant qu'un dhole solitaire mais la loi du nombre fait pencher la balance en faveur du dhole dans la plupart des situations.

 

Les dholes entretiennent de bonnes relations avec les hyènes rayées et les chacals avec lesquels ils s’associent parfois. Dholes et ours s’ignorent, si l’ours a l’avantage de la puissance, les dholes ont l’avantage du nombre. Pour autant les affrontements sont rares, les deux espèces ne sont pas en concurrence, l'ours lippu étant un insectivore. Les dholes repousseront un ours qui s'approchera trop près de leur tanière et vice versa. Les conflits peuvent éventuellement avoir lieu autour d'une carcasse, si les dholes sont en nombre suffisants à savoir une bonne dizaine au moins, ils chasseront l'ours en le harcelant de morsures après l'avoir cerné, sinon ce dernier aura la priorité.

Un grand python ou un crocodile peut représenter une menace pour un dhole solitaire.

 

Meilleurs endroits pour l’observer: Les dholes sont toujours difficiles à observer, car ils se déplacent tout le temps et leurs densités sont faibles dans les parcs où ils sont présents. Toutefois dans les réserves de Kanha et Tadoba, les dholes s'observent relativement fréquemment. J'ai pu apercevoir trois dholes à Kanha à l'entrée de la zone de Kisli, sans pouvoir les photographier.
 

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